Max


Max , Sarah Cohen-Scali  _ Editions Gallimard _ 15.90 € – 480 pages 
Prix sorcières 2013

   « 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême.” 
    C’est avec ces quelques lignes que nous faisons connaissance avec Max. Max est née lors du programme “lebensborn” initié par Himmler. Ce programme avait pour objectif de donner naissance à  des représentants  parfait de la “race aryenne”. Max est l’un d’entre eux, parfait prototype, il nous raconte les premières années de sa vie où petit garçon il est élevé dans l’idéologie nazis. D’institution en institution nous découvrons le mécanisme du IIIe Reich pour aboutir à ce que l’on connaît. 
    L’évolution du personnage formaté prend du temps. Sa conception du bien et du mal est erronée ainsi que celle du “mal pour un bien”. Il se rend compte petit à petit de ce que tout cela signifie, des conditions de sa naissance, des réponses qui paraissaient logiques et qui ne le sont plus en grandissant. 
   Nous abordons la seconde guerre mondiale d’un point de vue différent qui est celui d’un garçon de la jeunesse hitlérienne, fier de son père le Furher et de sa mère l’Allemagne qui prendra conscience du drame dont il fait partie. 
   C’est un roman choc qui mérite d’être lu, à mettre entre les mains d’un lecteur avertit.

   Vous en avez pensé quoi vous ? Envie de le lire ?


Des Bises