Untitled

Tu es arrivée dans ma vie parce-qu’un jour, je me suis perdue un peu trop profondément. J’ai dérivé et tu en as profité pour t’accrocher à moi. Quand tu es arrivée, tu m’interdisais de sortir, de manger et de dormir. Évidemment, nos relations ont évolué…. Aujourd’hui, tu me tiens éveillée une nuit entière pour écrire ces quelques mots. Ce n’est pas la première et pas la dernière que je passe réveillée par ta faute. La cohabitation est encore difficile. Tu débarques n’importe quand, et sans raison particulière, c’est ce que tu préfères. Tu n’aimes pas trop que je voie ou que je parle à mes amis. Toi ce que tu préfères, c’est quand je suis seule et que je m’ennuie. Ça fait des années que j’ai envie de les voir, mais une force invisible m’en empêche et j’ai eu du mal à me rendre compte que c’était toi. Voir la vie par ton prisme me la rend grise, bleu cendré, fade. En soirée, en festival, au travail, tu te débrouilles toujours très bien pour tout gâcher. Comme tu l’as deviné, ce n’est pas une déclaration d’amour. Tu me fais peur au quotidien. Tu me réveilles dans la nuit avec tes cris assourdissants. Tu me fais tout le temps très peur, peur de l’avenir, peur d’oublier, peur de parler, de ne pas dire ce qu’il faut, peur des gens. Avec toi, les moindres détails extérieurs sont sous contrôle, mais en vrai dans ma tête, c’est comme une toile de Jackson Pollock. Tu me dis trop de choses, pour la plupart irréelles et il y a plus de place pour les choses vraiment importantes dans ma tête. Tu es là, mais personne ne te voit, personne ne te devine jamais. Tu me bousilles mon estomac, accélères mon rythme cardiaque. Tu me fais pleurer et paniquer très fort ; en cette période, tu es très présente et tu m’étouffes. Tu changes mon corps, tu m’empêches de me concentrer. Malgré mes efforts pour te chasser et te rendre la vie imbuvable, tu es toujours là, la pire des colocs. Tu me donnes le sentiment de mal faire mon travail, de déranger tout le monde, mes amis, ma famille, les collègues. Tu donnes toutes les raisons du monde à mon cerveau de se sentir en danger, de penser que je ne suis rien, que je ne compte pas, que je suis seule…


L’anxiété généralisée est une maladie, ce n’est pas juste de la flemme et ce n’est pas avec un grand bol de bonne volonté que les choses s’arrange. C’est quelque chose qui vous empêche de faire des choses simples par peur (entre autres). Peur de tout. Des petits détails pour certains vont être facteur d’anxiété pour d’autres. Et même quand le moment est passé l’anxiété, elle, reste. L’anxiété généralisée ce n’est pas celle qu’on ressent avant un examen ou une rencontre, elle n’a pas besoin de raison pour se déclarer.


Ici, je te parle uniquement de mon expérience et de mes ressentis qui me sont propres.Si tu veux-tu plus d’informations, je te conseille les vidéos de Nina Quill qui nous parle de santé mentale. Elle en parle avec des mots très juste que j’aurais pu utiliser pour en parler : https://www.youtube.com/watch?v=XKmOzNOZ6O8&t=1s


Et aussi Le Site officiel du gouvernement du Québec qui possède quelques articles de prévention concernant la santé mentale: https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/sante-mentale-maladie-mentale/trouble-anxiete-generalisee/

Des bises et à très vite

Tu devrais prendre une salade sans sauce

« Attention  ça fait grossir ! » On a tous déjà entendu ça au moins une fois. Où bien déceler un regard plein de jugement quand on s’apprête à prendre une part de fondant au chocolat. 

Hier matin, on est descendu au centre ville, il faisait beau, on préparait un joli brunch dominical en famille, donc passage en boulangerie obligatoire. Je montre à mon chéri ce que j’aimerais prendre pour le repas. Et c’est à ce moment-là, qu’une dame, plus âgée que moi, s’approche de mon oreille et chuchote «  vous savez, ça fait grossir ». Dans ma tête, il se passe : Alors, quoi répondre à ce genre de réflexion, nous sommes une petite dizaine à avoir entendu ce qu’elle m’a dit, je ne veux pas être méchante, alors je choisis de faire preuve d’humour: « C’est pas grave, on se fait plaisir, vous savez si on ne veut pas grossir, malheureusement, je pense que nous ne sommes pas au bon endroit. »

« Attention ça fait grossir ! » On a tous déjà entendu ça au moins une fois. Ce n’est pas la première et sûrement pas la dernière. Quand on est gros/se, même les inconnus pensent qu’on veut entendre leurs conseils. Ils se sentent tellement concernés par notre alimentation, visiblement. Mais en fait, je ne fais pas de régime, je mange ce dont j’ai envie, quand j’en ai envie et ça ne veut pas dire que je me nourris mal. Après plusieurs passages chez des nutritionnistes/diététiciens qui m’ont appris à équilibrer mon alimentation, je pense avoir réussi à diversifier les aliments d’une façon qui me plaît. Je ne mincis pas, je ne grossis plus. C’est juste moi et mon apparence. 


Je ne veux pas mincir, est-ce normal ?  

C’est une question que je me pose de plus en plus souvent, je ne veux pas mincir. En tout cas je ne met rien en œuvre pour perdre du poids. J’ai l’impression que forcément comme les gros/ses ne rentrent pas dans le moule, bien trop étroit de notre société, nous devons tout mettre en œuvres pour y arriver, et ériger notre métamorphose en principale objectif de vie. Cette question revient à se demander si c’est normal de vouloir rester sois-même ? Je ne veux pas changer pour être accepter. 

Pour ma part, et je pense que je ne suis pas la seule, j’ai beaucoup souffert de cet objectif logique / forcé que tout le monde s’imaginait. Cela m’a valu beaucoup, de « c’est pas bon pour le régime » ou de « vous devriez peut être prendre la salade ». Mais sauf que là, en fait, je ne suis pas du tout au régime, et je n’ai pas envie, là, tout de suite de manger une salade alors merci. 
Enfin bref, manger ça fait grossir, on l’aura bien compris. Dans mon cas, ce sont aussi mes émotions qui sont en cause. Et des réflexions comme ça ne suscite pas de bonnes émotions. Un cercle vicieux. 

Voilà, mon humeur du moment, après avoir entendu plusieurs fois ces semaines des petits mots désagréables. La conclusion est toujours la même: doit on absolument ériger un type de corps au rang de parfait (sous prétexte de la « bonne santé »)? Et créer un mal-être profond (affecte notre santé) pour la majorité ? Ou bien juste s’en foutre et laissé vivre la majorité sans troubles. Ce serait bien, de rentrer dans un restaurant et de ne pas se faire juger quand on prend un burger ou quand on prend une salade. Je vous épargne les remarques sur les sourcils, la moustache et les poils en général. On est encore très loin d’avoir tous un esprit bienveillant. 
     

Beaucoup de « Je » et de « Moi » dans cet article. Je n’attends pas que vous soyez d’accord, dans ce cas dites moi ce que vous en pensez ? Vous avez déjà eu des réflexions sur votre alimentation sous prétexte que comme vous êtes gros alors votre entourage devient diététicien ? 

Nouveau tournant

       Je vous écris aujourd’hui pour vous parler d’un mouvement qui prend de plus en plus de place sur le net. J’ai découvert ce mouvement, ou du moins ces prémices en France, il y a pas mal de temps, avec le FrenchCurvesFashion et le Hashtag #EffYourBeautyStandards lancé sur Instagram par le mannequin Tess Holliday ! J’en parle donc souvent, à mes proches, au chéri, la famille, les amis mais c’est un peu compliqué et c’est à ce moment-là qu’on s’aperçoit qu’il y a des esprits fermés, des idées reçues, des images, des avis formatés, pré-mâchés par les médias, la société. C’est donc après plusieurs discussions comme celle-là, qu’on se sent encore plus motivé à en parler pour que le « NORMAL » où le « DIFFÉRENT » n’existe plus. 
     C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai envie d’en faire plus et de publier régulièrement des articles militants en faveur de ce mouvement. 


Le mouvement Body Positive, existe depuis belle lurette

 Fondé à l’origine par deux femmes qui ont créé une association en 1996  pour « enseigner aux gens à se reconnecter à leur sagesse innée du corps afin qu’ils puissent avoir un rapport plus équilibré et joyeux avec eux-mêmes qui est guidée par l’amour, le pardon et l’humour ». Je vous invite à visiter leur site web pour les anglophones ou pas !
Et plus exactement ?
Il n’y a pas encore de traduction toute faite, toute prête en France mais, vous avez compris l’idée principale du mouvement qui est d’aborder de façon positive son corps et son image. Pour ma part, ce mouvement c’est plusieurs choses (attention il s’agit ici de ma vision personnelle)

L’acceptation de son corps pour ce qu’il est réellement

La Prise de conscience de son corps dans son ensemble. L’explorer, apprendre à l’aimer et cesser de le torturer. (on reparlera de torture au sujet de l’épilation !! )

La lutte contre le « Corps Unique »

surtout dans les médias bien-sûr. Non les amis, il n’y a pas qu’un seul et unique type de corps ou de physique qui est jolie, se serait beaucoup trop triste. C’est sûr que les médias contribuent plus qu’efficacement à entretenir ce genre de pensées. Quand tous les types de corps seront représentés à la Tv ou au concours Miss France se sera déjà une grande étape.
SCOOP :  » le bourrelet de Lady Gaga s’échappe en plein concert ! » ou bien  » Rihanna a pris 500g, les fans s’inquiètent ! »

Bannir le Body Shaming

et cela concerne encore une fois tous les types de bodyshaming ! Pour ma part j’en ai été victime concernant mon surpoids, mais évidement que cela concerne tout le monde. Si on écoute les médias, la société, le regard des autres, nous sommes tous montés de travers; trop grand, trop petit, trop gros, trop mince, trop de vergetures, trop de poils, trop de je ne sais quoi. Trop par rapport à quoi exactement ? Ce n’est pas sérieux ça quand même ! Encore une chose qui se voit malheureusement dans la sphère grande taille : Attention à ne pas faire du BodyShaming inversé ! Ce n’est pas parce que je suis grosse ( oui ce n’est pas une insulte, tout le monde veut du gros partout, pourquoi ici se serait négatif ?) que je vais « bodyshamer » ? Les corps maigres ou minces. Ce serait contre-productif quand même ! Le but ce n’est pas de s’entre-tuer mais de se réunir autour d’une cause commune ! Arrêter avec les idées reçues, GROS/GROSSE n’est pas une insulte et ne rime pas avec « Malbouffe  » ou bien « En mauvaise santé » ou encore  » Pas de Sport » et encore moins « Chips & Canapé !  » 


Petit mot de la fin

J’ai lu plusieurs articles des différents détracteurs de ce mouvement (sujet d’un article à paraître), je ne comprends pas. Comment peut-on être contre un mouvement qui prône le respect de l’autre, la normalisation des différences et l’acceptation de soi ?Le petit mot de la fin sera donc en leur honneur

Body Shaming


     Grand et soudain besoin d’écrire à propos d’un sujet qui me touche personnellement et particulièrement en ce moment.
         Attention c’est une Petite Introduction à une série de chroniques à ce sujet c’est pour cela que tous les thèmes seront abordés de façon superficielle. Désolée pour l’aspect brouillon de l’article, mes mots sortaient trop vite j’ai eu du mal à les enchaîner correctement.
Tu t’assumes, c’est bien … T’es belle de visage … T’es belle dommage que tu sois grosse … Tu devrais prendre un maillot une pièce … Non, une fille comme toi ne peut pas porter ça … Prends soin de toi un peu … Manges moins et fais du sport c’est facile….
A Tous ceux qui m’ont un jour dit ces choses là, à tous les regards de travers et à tous ceux qui ne le disent pas, mais qui n’en pensent pas moins :

       La plupart des personnes ne se rendent pas compte à quel point ce qu’ils disent est stupide et blessant. Ce n’est que la retranscription de ce que la société nous dicte et nous apprend. C’est devenu tellement naturel, tellement normal d’entendre des choses de ce genre, tous les jours, des proches, des internautes, la télévision, les magazines, le quotidien … Triste, triste, mais surtout en colère, en colère et blessée. Blessée parce qu’à force d’entendre cela depuis toujours, cela nous paraît vrai et devient finalement notre façon de penser.

      Aujourd’hui j’ai le sentiment de ne pas avoir le droit de rester comme je suis ; Que je n’aie pas le droit d’être moi-même et de vouloir le rester, de m’aimer sans avoir besoin de ressembler à tout ce que l’on voit tous les jours. Depuis toujours, aussi loin que je me souvienne, je n’aie jamais était maigre ou très mince. Des rondeurs naturelles d’une femme qui commençait à apparaître à l’âge du collège, elles apparaissaient chez moi, mais pas chez les autres filles de mon âge. Alors, on essaie de les perdre, de les dissimuler. ERREUR ! Car c’est en essayant de maigrir que l’on grossis ! Du coup les regards et réflexions s’intensifient et c’est beaucoup quand toute la journée on nous balance des images d’un corps modelé, d’un corps qu’on appelle « parfait » qui ne me ressemble pas, qui n’existe pas. Évidemment, j’ai pris conscience bien plus tard que ce n’était pas moi qui avais un problème, mais que c’est ce qu’on nous fait croire. Notre génération malheureusement ne se contente pas de ce qu’elle a. Il faut toujours plus. Avec les modèles qu’on nous donne, on est bien parti pour une génération de frustrés !

LA MODE , TOUT UN COMBAT 
     Dans mon entourage, j’ai toujours vu les femmes au régime, parents, amies, voisines, minces, rondes, grandes, petites. Et tous cela est devenu normal, que Miss France représente une minorité de Françaises ? C’est normal. Que les femmes rondes doivent participer à MISS RONDE et pas MISS France ? Que la mode impose des petites tailles en magasins alors que la majorité des femmes françaises font plus d’une taille 40 ? C’est normal !

 » Finalement les 5% (précisément 5,94%) des femmes les plus fines / minces / maigres (tailles 32, 34, 36) ont 35% de choix de modèles de robes à leur portée sur le site internet Zalando.Et les 5% (précisément 5,77%) des femmes les plus fortes / rondes / grosses (tailles 54, 56, 58, 60, 62, 64, 66, 68, 70) ont 0.2% de choix de modèles de robes à leur portée sur le site internet Zalando.« 
« Comme on commence notre vie à environ 50 cm et 4kg, chaque fille fera un jour du 32. Si on regarde le guide des tailles enfants de Zalando et que l’on le compare avec les mensurations données pour faire du 32 on peut voir que le 32 correspond à une enfant de :
– 11-12 ans au niveau de la poitrine
– 10-11 ans au niveau de la taille (nombril)
– 12- 13 ans au niveau des hanches »  Lu sur Agora Vox  de Margaux Gandelon. 
Mais pourquoi ? Les marques n’auraient-elle pas plus de ventes si les tailles correspondaient à la population ? Enfin Bref on pourrait en parler pendant des heures, il y a tellement de choses à dire.

ALORS OUI : CHIPS, SODA ET BURGER !
     Oui, parce que bien-sûr beaucoup de personnes aiment croire apparemment que les femmes et hommes ronds passent leurs journées sur le canapé à manger des chips et boire du soda. Bah oui ! Évidemment ! Et toutes les personnes sveltes font du sport intensément chaque jour ! Oui Oui Oui ! Et bien les amis ça va en surprendre plus d’un mais, je fais du sport, je mange même des légumes. Et attention aux plus sceptiques, il existe même des personnes rondes qui ne désirent pas maigrir à tout prix. Et oui !

ET DU COUP ?
       Le « problème » c’est que moi c’est ça, c’est mes formes, chaque kilo c’est une partie de moi, un morceau de mon histoire, je vis depuis toujours dans cette armure que je me suis forgée, unique et qui me caractérise. Donc les  » Gros Cul « , les  » Mammouth ! » ou autres choses très matures sur lesquels je ne me retourne plus, n’insultent pas seulement mon corps, mais aussi mon histoire. Je ne dirais pas que je m’assume, je ne vois pas ce que j’ai à assumer de plus par rapport à d’autre. Je déteste ce mot. Je dirais seulement que se sentir bien dans son corps est devenu quelque chose de difficile alors que cela devrait être naturel. Tous les physiques sont dans la nature, je ne vois pas pourquoi il faudrait essayer de changer ça.

     Et bien les amis, moi je n’aie rien à assumer, je suis en bonne santé, j’aime mon corps, j’en aime chaque courbes alors …

AIMEZ-VOUS

Je sais pas ce que vous pensez, mais je crois que c’est la meilleur chose à faire. Non ? 



Des Bises