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Tu es arrivée dans ma vie parce-qu’un jour, je me suis perdue un peu trop profondément. J’ai dérivé et tu en as profité pour t’accrocher à moi. Quand tu es arrivée, tu m’interdisais de sortir, de manger et de dormir. Évidemment, nos relations ont évolué…. Aujourd’hui, tu me tiens éveillée une nuit entière pour écrire ces quelques mots. Ce n’est pas la première et pas la dernière que je passe réveillée par ta faute. La cohabitation est encore difficile. Tu débarques n’importe quand, et sans raison particulière, c’est ce que tu préfères. Tu n’aimes pas trop que je voie ou que je parle à mes amis. Toi ce que tu préfères, c’est quand je suis seule et que je m’ennuie. Ça fait des années que j’ai envie de les voir, mais une force invisible m’en empêche et j’ai eu du mal à me rendre compte que c’était toi. Voir la vie par ton prisme me la rend grise, bleu cendré, fade. En soirée, en festival, au travail, tu te débrouilles toujours très bien pour tout gâcher. Comme tu l’as deviné, ce n’est pas une déclaration d’amour. Tu me fais peur au quotidien. Tu me réveilles dans la nuit avec tes cris assourdissants. Tu me fais tout le temps très peur, peur de l’avenir, peur d’oublier, peur de parler, de ne pas dire ce qu’il faut, peur des gens. Avec toi, les moindres détails extérieurs sont sous contrôle, mais en vrai dans ma tête, c’est comme une toile de Jackson Pollock. Tu me dis trop de choses, pour la plupart irréelles et il y a plus de place pour les choses vraiment importantes dans ma tête. Tu es là, mais personne ne te voit, personne ne te devine jamais. Tu me bousilles mon estomac, accélères mon rythme cardiaque. Tu me fais pleurer et paniquer très fort ; en cette période, tu es très présente et tu m’étouffes. Tu changes mon corps, tu m’empêches de me concentrer. Malgré mes efforts pour te chasser et te rendre la vie imbuvable, tu es toujours là, la pire des colocs. Tu me donnes le sentiment de mal faire mon travail, de déranger tout le monde, mes amis, ma famille, les collègues. Tu donnes toutes les raisons du monde à mon cerveau de se sentir en danger, de penser que je ne suis rien, que je ne compte pas, que je suis seule…


L’anxiété généralisée est une maladie, ce n’est pas juste de la flemme et ce n’est pas avec un grand bol de bonne volonté que les choses s’arrange. C’est quelque chose qui vous empêche de faire des choses simples par peur (entre autres). Peur de tout. Des petits détails pour certains vont être facteur d’anxiété pour d’autres. Et même quand le moment est passé l’anxiété, elle, reste. L’anxiété généralisée ce n’est pas celle qu’on ressent avant un examen ou une rencontre, elle n’a pas besoin de raison pour se déclarer.


Ici, je te parle uniquement de mon expérience et de mes ressentis qui me sont propres.Si tu veux-tu plus d’informations, je te conseille les vidéos de Nina Quill qui nous parle de santé mentale. Elle en parle avec des mots très juste que j’aurais pu utiliser pour en parler : https://www.youtube.com/watch?v=XKmOzNOZ6O8&t=1s


Et aussi Le Site officiel du gouvernement du Québec qui possède quelques articles de prévention concernant la santé mentale: https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/sante-mentale-maladie-mentale/trouble-anxiete-generalisee/

Des bises et à très vite

Un Sherlock comme on les aimes

Dans la tête de Sherlock. – Cyril Lieron & Benoît Dahan. – Ankama Éditions. – 48 p. – 14.99 €


Dans la tête de Sherlock ! Oui exactement, la BD nous emmène dans les confins du palais mental de Sherlock,  à travers une enquêtes pleines de suspens.On retrouve tous les codes auxquelles Arthur Conan Doyle nous a habitué. Ce Sherlock m’a beaucoup rappelé celui de la série Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman. 
Un homme est retrouvée divaguant dans la rue en chemise de nuit avec une pantoufle de femmes et des égratignures. C’est ainsi que commence l’enquête. A partir d’ici les auteurs nous montrent les cheminements de pensées de Sherlock et surtout comment il gère et range ces indices. Alors moi, bibliothécaire et fan d’organisation sur mon temps libre, j’étais aux anges! Les dessins sont merveilleusement réalisé, ça ne pouvait pas être mieux. C’est exactement comme ça que je m’imaginais le palais mental de Sherlock et c’était un régal de le voir illustré par Benoît Dahan. Il a également travaillé sur la BD Psycho investigateur, que je vais lire sans tarder.
En tout cas, je conseil cette BD à tous les fans d’enquêtes. C’est un premier tome, l’affaire sera résolue, on l’espère, dans le tome 2. Vivement ! 

La société chasse encore les sorcières

Hello les amis, aujourd’hui on se retrouve pour discuter d’une de mes meilleures lectures de 2019, un essai féministe. 
“La société chasse encore les sorcières”, c’est ce que Mona Chollet va nous expliquer dans cet essai. Elle va développer l’impact qu’exerce le mythe de la sorcière dans nos sociétés. La femme indépendante, seule, sans enfants, âgée, la femme qui vit pour elle même en fait. Après avoir lu un petit topo sur les sorcières, les procès et le contexte historique, on va se plonger dans les trois grands axes principaux: le premier mettra en lumière la femme indépendante qui travaille et réussit professionnellement, parfois au détriment de sa vie de famille, parfois non; Le second est dédié aux femmes qui n’ont pas d’enfant ou qui n’en veulent pas et qui dans notre société sont perçue comme des « femmes qui ont échoué dans leur rôle principal de femme » ; et enfin le troisième axe et aussi mon préféré, se développe autour de la vieille femme, de l’attrait pour la jeunesse concernant les femmes en tout cas. La peur de l’expérience, de la sagesse chez la femme. 

Évidemment, on reste ici sur la vision occidentale de la femme, il y a certainement des points différents sur les autres parties du globes. 

En tant que femmes on se sent forcément concernés par les sujets développés et c’est effrayant de se rendre compte qu’après tout ce temps nous sommes encore témoins/victimes de ces diktats. Quotidiennement nous sommes confrontés à des réflexions, des jugements, des préjugés, liés à nos désirs, nos modes de vies, globalement, nos choix. Et c’est vrai que comprendre d’où viennent ces réactions est parfois compliqué surtout quand on en est victime. Je ne sais pas si les théories exposées sont réelles mais elles sont convaincantes.
Le style ensorcelant de Mona Chollet rend cet essai très abordable et surtout très addictif. Elle nous entraîne habillement vers des réflexions pertinentes sur la vision de la femme dans nos sociétés. 


Et enfin, je suis obligée de vous parler des notes de bas de pages qui ouvrent un large éventail de lectures annexes. En sortant de cette lecture ma carte bancaire a chauffé dans les librairies puisque je me suis offert pas mal d’ouvrages sur le thème des sorcières ainsi que d’autre essais sur le tabou du plaisir féminin. Mon prochain essai sera tout de même encore de Mona Chollet puisqu’il s’agit de Beauté fatale: les nouveaux visages d’une aliénation féminine. 
Je vous conseille évidements cette lecture pour vous en faire un avis personnel. Et pour ceux qui écoutent des podcasts, Mona Chollet est interviewée dans La Poudre pour la série de podcasts sur les sorcières. Un vrai régal. 


Alors vous en avez pensez quoi de cet essai qui a fait exploser les ventes ? 


Des bises 
Cass

My Mad Fat Diary

      My Mad Fat diary c’est une série anglaise de 2013, ça fait déjà longtemps que je l’ai visionnée, mais sans forcement en parler sur le blog alors qu’elle m’a fait passer un trés bon moment. Je répare donc mon erreur !

Rae, sort de l’hôpital psychiatrique pour ré-intégrer sa vie, sa famille et ses amis après une tentative de suicide. Elle revient donc habiter avec sa mère, un peu excentrique et une famille décomposée qui essaie de l’aider, mais très maladroitement alors ça rend les choses encore plus difficiles.
     Elle tombe sur une ancienne copine qui ne sait pas du tout ce qui se passe dans la vie de Rae et l’invite à rejoindre sa bande. Elle intègre peu à peu le groupe durant les vacances d’été.
Une bande de potes hauts en couleur qui permettent d’aborder divers sujets durant ces trois superbes saisons !

  Les personnages ne sont ni blanc ni noir, on est tellement éloigné des séries pour adolescent un peu clichés. Rae est tellement drôle et attachante, mais en même temps ces réactions ne sont pas forcement toutes « gentilles ». En fait cette série c’est le journal intime de Rae. Elle gribouille l’écran, elle rajoute des moustaches aux personnages, enfin bref on est trés empathique avec elle. On voit tout de son point de vue, alors on arrive à voir clairement le décalage, entre ce qu’elle ressent et ce qu’elle partage aux autres.
     Ce qui m’a aussi beaucoup plu, c’est la relation avec sa meilleure amie Chloé qui est parfois compliquée et tendue. Et c’est tellement vrai ! Un vrai bol d’oxygène cette série !

     Il y a tellement d’émotions autour de tellement de sujets différents ; comment s’aimer soi-même, aimer les autres, l’homosexualité, le suicide, l’estime de soi, les relations amoureuses et bien entendu les relations amicales. Il faut absolument la regarder. J’aurais tellement aimé avoir une série comme ça lorsque j’étais ado. Rae est en surpoids et en tant que femme grosse et surtout en tant qu’ado en surpoids, je m’identifiais dans des personnages qui ne me ressemblaient pas du tout. Et là, je trouve que ça fait du bien d’avoir une héroïne qui me ressemble aussi physiquement. Et pour une fois ce n’était pas le sujet de la série, on se concentre uniquement sur les autres événements de l’histoire. La plupart du temps, quand on intègre une héroïne grosse, c’est souvent le sujet principale de sa vie et elle va tenté de mincir ou quelque chose de similaire. Et là, Non ! C’est cool ! 🙂

Émotionnellement, il faut être accroché ! Rae est suivi par un psy et elle suit une thérapie que l’on suit nous aussi en quelque sorte. C’est doux, c’est beau, mais c’est aussi très violent et perturbant quelques fois. Il y a des scènes qui sont dures car l’héroïne, malgré ce qu’elle laisse paraître à ses amis, est très torturée.

    Il faut regarder cette série, car elle est pleine de tolérance et elle fait un bien fou !

   Ah j’allais oublier : la série se passe dans les années 90 avec la bande son qui va avec !! Et c’est génialissime !

    Dites-moi en commentaire si vous l’avez vue et si comme moi vous avez autant apprécié 🙂

Des bises 

Nouveau tournant

       Je vous écris aujourd’hui pour vous parler d’un mouvement qui prend de plus en plus de place sur le net. J’ai découvert ce mouvement, ou du moins ces prémices en France, il y a pas mal de temps, avec le FrenchCurvesFashion et le Hashtag #EffYourBeautyStandards lancé sur Instagram par le mannequin Tess Holliday ! J’en parle donc souvent, à mes proches, au chéri, la famille, les amis mais c’est un peu compliqué et c’est à ce moment-là qu’on s’aperçoit qu’il y a des esprits fermés, des idées reçues, des images, des avis formatés, pré-mâchés par les médias, la société. C’est donc après plusieurs discussions comme celle-là, qu’on se sent encore plus motivé à en parler pour que le « NORMAL » où le « DIFFÉRENT » n’existe plus. 
     C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai envie d’en faire plus et de publier régulièrement des articles militants en faveur de ce mouvement. 


Le mouvement Body Positive, existe depuis belle lurette

 Fondé à l’origine par deux femmes qui ont créé une association en 1996  pour « enseigner aux gens à se reconnecter à leur sagesse innée du corps afin qu’ils puissent avoir un rapport plus équilibré et joyeux avec eux-mêmes qui est guidée par l’amour, le pardon et l’humour ». Je vous invite à visiter leur site web pour les anglophones ou pas !
Et plus exactement ?
Il n’y a pas encore de traduction toute faite, toute prête en France mais, vous avez compris l’idée principale du mouvement qui est d’aborder de façon positive son corps et son image. Pour ma part, ce mouvement c’est plusieurs choses (attention il s’agit ici de ma vision personnelle)

L’acceptation de son corps pour ce qu’il est réellement

La Prise de conscience de son corps dans son ensemble. L’explorer, apprendre à l’aimer et cesser de le torturer. (on reparlera de torture au sujet de l’épilation !! )

La lutte contre le « Corps Unique »

surtout dans les médias bien-sûr. Non les amis, il n’y a pas qu’un seul et unique type de corps ou de physique qui est jolie, se serait beaucoup trop triste. C’est sûr que les médias contribuent plus qu’efficacement à entretenir ce genre de pensées. Quand tous les types de corps seront représentés à la Tv ou au concours Miss France se sera déjà une grande étape.
SCOOP :  » le bourrelet de Lady Gaga s’échappe en plein concert ! » ou bien  » Rihanna a pris 500g, les fans s’inquiètent ! »

Bannir le Body Shaming

et cela concerne encore une fois tous les types de bodyshaming ! Pour ma part j’en ai été victime concernant mon surpoids, mais évidement que cela concerne tout le monde. Si on écoute les médias, la société, le regard des autres, nous sommes tous montés de travers; trop grand, trop petit, trop gros, trop mince, trop de vergetures, trop de poils, trop de je ne sais quoi. Trop par rapport à quoi exactement ? Ce n’est pas sérieux ça quand même ! Encore une chose qui se voit malheureusement dans la sphère grande taille : Attention à ne pas faire du BodyShaming inversé ! Ce n’est pas parce que je suis grosse ( oui ce n’est pas une insulte, tout le monde veut du gros partout, pourquoi ici se serait négatif ?) que je vais « bodyshamer » ? Les corps maigres ou minces. Ce serait contre-productif quand même ! Le but ce n’est pas de s’entre-tuer mais de se réunir autour d’une cause commune ! Arrêter avec les idées reçues, GROS/GROSSE n’est pas une insulte et ne rime pas avec « Malbouffe  » ou bien « En mauvaise santé » ou encore  » Pas de Sport » et encore moins « Chips & Canapé !  » 


Petit mot de la fin

J’ai lu plusieurs articles des différents détracteurs de ce mouvement (sujet d’un article à paraître), je ne comprends pas. Comment peut-on être contre un mouvement qui prône le respect de l’autre, la normalisation des différences et l’acceptation de soi ?Le petit mot de la fin sera donc en leur honneur

Hjordis

 Disponible sur Netflix, cette mini-série, dont les 4 épisodes de la première saison ne durent que 25 minutes, met en scène Hjordis, un personnage de la série « Rita » (également dispo sur Netflix). Je n’ai pas visionné « Rita », mais Hjordis est apparemment une collègue de Rita et elles sont, toutes les deux, enseignantes. La mini-série se suffit à elle-même, en la regardant, je ne savais même pas qu’elle était dérivée d’une autre, les personnages et l’histoire sont suffisamment riches pour la visionner seule.
     Hjordis, une jeune enseignante, se lance le défi de monter une pièce de théâtre/comédie musicale portant sur le harcèlement scolaire avec des élèves socialement inadaptés. Chaque élève possède une caractéristique qui le complexe, mais le rend spécial. Une élève est mal entendante et déteste sa voix, une se trouve trop grande, un autre se trouve trop gros, un préfère porter des robes à paillettes plutôt que de taper dans un ballon, un autre souffre de trac excessif … Les personnages sont tous réalistes, intéressants, et plus ou moins attachant. Hjordis décide d’utiliser toutes ces choses qu’ils ressentent pour créer une pièce qui leur ressemble.

Une petite fable sur l’estime de soi, sur la culture de la différence dans une société formatée. Pleins de bonnes émotions, surtout à la fin. J’ai passé un très bon moment, tout mignon durant le visionnage de la saison 1 ( 2 heures environ ) je ne sais pas si une saison 2 est prévue, mais je serais très heureuse de retrouver Hjordis avec tout son enthousiasme dans un autre projet.

Body Shaming


     Grand et soudain besoin d’écrire à propos d’un sujet qui me touche personnellement et particulièrement en ce moment.
         Attention c’est une Petite Introduction à une série de chroniques à ce sujet c’est pour cela que tous les thèmes seront abordés de façon superficielle. Désolée pour l’aspect brouillon de l’article, mes mots sortaient trop vite j’ai eu du mal à les enchaîner correctement.
Tu t’assumes, c’est bien … T’es belle de visage … T’es belle dommage que tu sois grosse … Tu devrais prendre un maillot une pièce … Non, une fille comme toi ne peut pas porter ça … Prends soin de toi un peu … Manges moins et fais du sport c’est facile….
A Tous ceux qui m’ont un jour dit ces choses là, à tous les regards de travers et à tous ceux qui ne le disent pas, mais qui n’en pensent pas moins :

       La plupart des personnes ne se rendent pas compte à quel point ce qu’ils disent est stupide et blessant. Ce n’est que la retranscription de ce que la société nous dicte et nous apprend. C’est devenu tellement naturel, tellement normal d’entendre des choses de ce genre, tous les jours, des proches, des internautes, la télévision, les magazines, le quotidien … Triste, triste, mais surtout en colère, en colère et blessée. Blessée parce qu’à force d’entendre cela depuis toujours, cela nous paraît vrai et devient finalement notre façon de penser.

      Aujourd’hui j’ai le sentiment de ne pas avoir le droit de rester comme je suis ; Que je n’aie pas le droit d’être moi-même et de vouloir le rester, de m’aimer sans avoir besoin de ressembler à tout ce que l’on voit tous les jours. Depuis toujours, aussi loin que je me souvienne, je n’aie jamais était maigre ou très mince. Des rondeurs naturelles d’une femme qui commençait à apparaître à l’âge du collège, elles apparaissaient chez moi, mais pas chez les autres filles de mon âge. Alors, on essaie de les perdre, de les dissimuler. ERREUR ! Car c’est en essayant de maigrir que l’on grossis ! Du coup les regards et réflexions s’intensifient et c’est beaucoup quand toute la journée on nous balance des images d’un corps modelé, d’un corps qu’on appelle « parfait » qui ne me ressemble pas, qui n’existe pas. Évidemment, j’ai pris conscience bien plus tard que ce n’était pas moi qui avais un problème, mais que c’est ce qu’on nous fait croire. Notre génération malheureusement ne se contente pas de ce qu’elle a. Il faut toujours plus. Avec les modèles qu’on nous donne, on est bien parti pour une génération de frustrés !

LA MODE , TOUT UN COMBAT 
     Dans mon entourage, j’ai toujours vu les femmes au régime, parents, amies, voisines, minces, rondes, grandes, petites. Et tous cela est devenu normal, que Miss France représente une minorité de Françaises ? C’est normal. Que les femmes rondes doivent participer à MISS RONDE et pas MISS France ? Que la mode impose des petites tailles en magasins alors que la majorité des femmes françaises font plus d’une taille 40 ? C’est normal !

 » Finalement les 5% (précisément 5,94%) des femmes les plus fines / minces / maigres (tailles 32, 34, 36) ont 35% de choix de modèles de robes à leur portée sur le site internet Zalando.Et les 5% (précisément 5,77%) des femmes les plus fortes / rondes / grosses (tailles 54, 56, 58, 60, 62, 64, 66, 68, 70) ont 0.2% de choix de modèles de robes à leur portée sur le site internet Zalando.« 
« Comme on commence notre vie à environ 50 cm et 4kg, chaque fille fera un jour du 32. Si on regarde le guide des tailles enfants de Zalando et que l’on le compare avec les mensurations données pour faire du 32 on peut voir que le 32 correspond à une enfant de :
– 11-12 ans au niveau de la poitrine
– 10-11 ans au niveau de la taille (nombril)
– 12- 13 ans au niveau des hanches »  Lu sur Agora Vox  de Margaux Gandelon. 
Mais pourquoi ? Les marques n’auraient-elle pas plus de ventes si les tailles correspondaient à la population ? Enfin Bref on pourrait en parler pendant des heures, il y a tellement de choses à dire.

ALORS OUI : CHIPS, SODA ET BURGER !
     Oui, parce que bien-sûr beaucoup de personnes aiment croire apparemment que les femmes et hommes ronds passent leurs journées sur le canapé à manger des chips et boire du soda. Bah oui ! Évidemment ! Et toutes les personnes sveltes font du sport intensément chaque jour ! Oui Oui Oui ! Et bien les amis ça va en surprendre plus d’un mais, je fais du sport, je mange même des légumes. Et attention aux plus sceptiques, il existe même des personnes rondes qui ne désirent pas maigrir à tout prix. Et oui !

ET DU COUP ?
       Le « problème » c’est que moi c’est ça, c’est mes formes, chaque kilo c’est une partie de moi, un morceau de mon histoire, je vis depuis toujours dans cette armure que je me suis forgée, unique et qui me caractérise. Donc les  » Gros Cul « , les  » Mammouth ! » ou autres choses très matures sur lesquels je ne me retourne plus, n’insultent pas seulement mon corps, mais aussi mon histoire. Je ne dirais pas que je m’assume, je ne vois pas ce que j’ai à assumer de plus par rapport à d’autre. Je déteste ce mot. Je dirais seulement que se sentir bien dans son corps est devenu quelque chose de difficile alors que cela devrait être naturel. Tous les physiques sont dans la nature, je ne vois pas pourquoi il faudrait essayer de changer ça.

     Et bien les amis, moi je n’aie rien à assumer, je suis en bonne santé, j’aime mon corps, j’en aime chaque courbes alors …

AIMEZ-VOUS

Je sais pas ce que vous pensez, mais je crois que c’est la meilleur chose à faire. Non ? 



Des Bises 

Premier De Vigan

D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE
Delphine DE VIGAN
Editions JC Lattès 2015
Prix Renaudot 2015Prix Goncourt des Lycéens 2015
20 Euros484 Pages
8/10

Un mot de l’éditeur : « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.. L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»

MANIPULATION PSYCHOLOGIQUE – FICTION – RÉALITÉ – DELPHINE DE VIGAN 

Un roman de la rentrée littéraire septembre 2015 qui m’a été le plus conseillé par mes collègues et les lecteurs de la médiathèque où je travaillais.Un retour sur ces trois ans où l’auteure est restée muette, elle revient sur les raisons de son silence, que s’est-il passé ? Qu’elles ont été ses influences et ses réflexions après la sortie de son dernier ouvrage ?
Après avoir publié son dernier roman autobiographique, Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine a rencontré un succès fulgurant, et se retrouve dans l’incapacité d’écrire quoi que ce soit. Un e-mail, un texto, une lettre de remerciement, répondre aux impôts, tout cela lui paraît insurmontable. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur L., une inconnue qui va s’immiscer dans la vie de Delphine et en apparence résoudre tous ses problèmes, l’accompagner et la soutenir pour se passage difficile. Evidemment, en lisant la quatrième de couv’. on se doute très bien que cette L. Mijote quelque chose, nous, lecteurs on s’en rend compte très vite je trouve, mais Delphine met un certain temps à s’en apercevoir, c’est ce qui fait monter le suspens alors on ne va pas s’en plaindre. 


En fait, on s’aperçoit très vite qu’il y a deux fils conducteurs, le premier est celui du thriller psychologique avec L.qui manipule Delphine en prenant soin de planifier tous les détails et l’autre fil c’est toute la  réflexion concernant la fiction et le réel. A quoi bon écrire de la fiction, les lecteurs veulent du réel ? Mais dans tout réel il existe une part subjective de fiction qui correspond à la part de l’auteur. Alors que faire ?  Un réel débat, s’engage d’abord entre L et Delphine ce qui nous permet de nous poser les bonnes questions.


SPOILER ALERTE !Et c’est vraiment très intéressant puisque, quand elle se rend compte que L. La manipule et qu’elle essaie de la tuer, elle en parle à son compagnon, autour d’elle ect… et tout le monde pense qu’elle a tout inventé. En même temps L.  a fait en sorte que les choses laissent penser que Delphine a tentée de se suicider.Au final sa vie (son réel), est devenu fiction, et l’histoire qu’elle tente d’écrire sur L. en pensant que c’est une sorte de biographie n’est que Fiction puisque toute l’histoire de L. n’est qu’invention. Elle a tout emprunter aux romans que Delphine possédait. Je sais pas si vous me suivez, en gros tout s’inverse sa vie est une fiction aux yeux de tous, elle passe un peu pour une folle dépressive.Et du coup, plus de nouvelle de L.vous pensez bien, elle est partie se planquer ! Delphine reçoit juste un petit coup de fil de son éditeur qui lui précise que le manuscrit qu’elle lui a envoyée était génial ( mais Delphine n’a pas envoyé de manuscrit ), donc le livre que nous lisons est-il vraiment écrit par Delphine ou par L. ? L. Pourrait se faire passer pour Delphine sur 470 pages ? On ne sait pas, enfin si quand même, il y a un petit indice … FIN*FIN DU SPOILER


Un roman plein de suspens, de tension permanente, on sait déjà ce qu’il va se passer mais cela n’enlève rien à l’intrigue. L’auteure nous laisse nous débrouiller seule pour démêler le vrai du faux. Au final on a jamais de fiction sans réel ou de réel sans fiction. Je pense que Delphine nous a bien prouvé ici, le savoureux mélange des deux. Elle a réussie à nous transmettre des émotions et des sentiments, qui eux étaient bien réels. Mission réussie !

Et vous qu’en avez-vous pensé ? Coup de cœur ou pas ? 

Des Bises

Kinderzimmer, Valentine Goby

Kinderzimmer 
Valentine Goby 
Editions ACTES SUD

224 p.

Un mots de l’éditeur : En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

SECONDE GUERRE MONDIALE – RAVENSBRUCK – 
CONDITION DE LA FEMME – NOURRISSONS – SOLIDARITÉ


          Ce livre a beaucoup fait parler de lui lors de la rentrée littéraire 2013 et comme je n’avais jamais lu de livre de Valentine Goby, je les donc acheté. C’est celui qui me plaisait le plus et que j’avais hâte de lire, ( pour sa couverture en particulier. Eh oui ! Moi et mes critères de sélection ). Il est dans ma PAL depuis au moins 15 mille ans alors il fallait bien que je m’y mette.  et je ne regrette pas du tout cet achat. En plus ma prochaine lecture sera MAX, de Sarah Cohen Scali, donc je reste dans ce thème de 2 nd Guerre Mondiale que j’affectionne, même si les textes sont durs et les faits choquant c’est une part de l’histoire qui intéresse et que l’on cherche à comprendre. 

    C’est une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Comme d’habitude à chaque lecture sur la Seconde Guerre mondiale on se sent vite captivé ( enfin pour ma part) par le récit. 
    Au premier abord il est vrai que les propos, le vocabulaire et le langage peuvent nous déranger. En tout cas personnellement j’ai trouvé l’écriture un peu perturbante tout de même. D’un point de vue historique on sent que c’est très bien documenté et c’est vraiment appréciable . Tout le long on aimerait aider les protagonistes à échapper à l’histoire, à fuir cette situation. 


     Ce qui est tout aussi perturbant c’est le parallèle entre cette Kinderzimmer, une pièce dédiée aux nourrissons, dans ce camp où la plupart des personnes vont mourir. Il plane quand même un certain mystère sur la raison de l’existence de cette pièce qui intrigue tout au long de la lecture. 

     D’un autre côté nous avons une image d’espoir représenté par cette pièce mais aussi par la solidarité, l’amitié et le courage des femmes de ce camp qui parfois risque leur vie pour en sauver d’autre. Ravensbruck amène vraiment à se poser des questions qui font réfléchir, il ne laisse pas indifférent.  

     Le seul point négatif que je pourrais trouver c’est que je trouve la fin un peu sec, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur ce que deviennent les personnages auxquels on s’attache au fil du roman. Je n’en dit pas trop, je vous laisse de quoi découvrir lors de votre lecture. 

     En tout cas il m’a tenu éveillé une bonne partie de ma nuit ce qui est plutôt positif, sauf pour le lendemain de cours !